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Le Deuxième jour de la conférence, le 15 Octobre 2019, alterne la restitution du jour1 et la restitution des activités de jeunes centrafricains, ayant pris part à différentes conférences et fora internationaux, ainsi que des travaux en atelier relatifs à l’élaboration des Plans d’action d’éducation à la citoyenneté pour la participation électorale des jeunes, grâce à l’appui de l’ONU Femmes RCA et au financement de certains bailleurs tel que le gouvernement Canadien.

Le deuxième jour de la conférence intergénérationnelle entre  les femmes leaders et 300 jeunes filles et garçons de la ville de Bangui et la vulgarisation de l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA, a démarré par une brève restitution des activités du jour1 avant la restitution en panel des activités de jeunes  centrafricains  qui ont participé sur une certaine période à des  activités à travers  le monde, traitant de la question genre et des droits de la femme et de la jeune  fille.

       Pendant le panel de restitution relatif aux conférences et fora internationaux, la première panéliste Françoise Kabral a donné son expérience du forum auquel elle a pris part, celui du 16-17 Aout tenu à Addis-Abeba autour du thème : « Retour vers le futur : Les jeunes réinventent la politique d’aujourd’hui ». L’objectif du forum était d’orienter le futur des jeunes sur l’égalité des sexes. A ce titre, elle a exposé la vision de ce futur à réinventer, plus égalitaire entre hommes et femmes, qui implique la mise en œuvre effective des lois de parité, les mesures de discrimination positive pour compenser les disparités en matière du genre.

Après, monsieur Landry-Max Kassaï journaliste-Blogueur, du Réseau des Journalistes Sensibles au Genre, l’un des jeunes centrafricains ayant participé à la Consultation Régionale sur Beijing+25, tenue à Abidjan du 12 au 15 août sur le thème principal :« La Génération Egalité pour un futur meilleur », en prélude au 25ème anniversaire de la Déclaration qui sera célébré en 2020.  L’objectif de cette Consultation était de faire le bilan de la Déclaration de Beijing et son Programme d’actions, portant sur les droits des femmes et de la jeune fille, notamment les avancées de la Déclaration, les obstacles et les challenges.  Il a brossé les douze domaines critiques de la Déclaration que nous citons entre autres, pauvreté, éducation et formation, santé, économie, conflit armé, droits de l’homme, mécanismes institutionnels, médias, la jeune fille… Il est revenu sur la question du patriarcat, mais s’est beaucoup plus attardé sur les violences faites aux femmes dans les conflits armés, la féminisation de la pauvreté et l’usage des nouvelles technologies pour la promotion de l’entreprenariat féminin. 

Pamela-Audrey Derom participante à deux fora internationaux, notamment celui de New-York, tenu du 8-9 avril 2019 par rapport à la 8eme session de forum des jeunes de l’ECOSOC   sur le thème « Empowered, Included, and Equal » qui vise à investir davantage dans le développement des jeunes, a insisté sur l’implication et la responsabilisation des jeunes dans les instances de prises de décisions, un plan national défini et clair, des actions en faveur de la jeunesse. Aussi, elle a assisté à un autre forum, celui de Lisbone au Portugal du 23-25 avril 2019, la Conférence des ministres de la jeunesse et des jeunes pour évaluer la Déclaration de 1998 concernant la Journée Internationale de la jeunesse et le rôle capital que les jeunes doivent jouer dans la politique nationale de la jeunesse et leur implication dans les Objectifs du Développement Durable.

Tous sont largement revenus sur l’importance de l’implication des jeunes, surtout les femmes dans les politiques nationales de développement, lesquelles doivent prendre en compte la question du genre, pour compenser les disparités dans les représentations au niveau des instances de décisions, afin de garantir une société future plus juste, équitable et épanouie.

     Il faut d’ailleurs comprendre que la recherche de l’égalité des sexes, prônée par la Déclaration de Beijing et les autres instruments juridiques internationaux est un gage de la justice sociale, pour déconstruire le patriarcat longtemps répandu par nos sociétés à travers des cultures religieuses, des valeurs erronées, des politiques… qui assujettissent la femme. C’est des séries d’échanges fructueux qui éveillent l’esprit des jeunes dans leur responsabilité, leur engagement à la construction de leurs communautés respectives.

 Certains participants ont exprimé leur joie et leur satisfaction face à la brillance des exposés qui poussent au changement de mentalité, à la prise de conscience, à la révolte. Cette jeunesse doit se préparer à prendre la relève. Ainsi, une jeune femme Paola Ignaléamoko a exprimé ses sentiments de la manière suivante : « Les exposés et le partage d’expériences de nos jeunes panélistes nous interpellent vivement à adopter de comportement responsable, à nous engager dans la vie politique, socioéconomique de notre pays, pour réécrire ensemble son histoire ».

    En sus, des travaux en commission en été faits relatifs à l’élaboration des plans d’action d’éducation à la citoyenneté pour la participation électorale des jeunes. Ces plans sont en phase d’amendement et serviront d’outils de politiques nationales pour l'implication et l’insertion de jeunes dans le processus de développement national.

Enfin un certain nombre de recommandations ont été faites à l’endroit du gouvernement et des partenaires allant dans le sens de l’implication des jeunes et surtout les jeunes sourds muets au sortir de l’élaboration des plans d’actions d’éducation à la citoyenneté pour la participation des jeunes au processus électoral :

Recommandations 

I-A l’endroit du Gouvernement

-Impliquer les jeunes filles et garçons dans le processus électoral ;

-Soutenir les organisations des jeunes œuvrant dans processus électoral

-Assurer la diffusion la plus large de la loi 00.007, afin qu’elle soit accessible et comprise selon la nature du handicap ;

-Ratifier le protocole de Maputou qui comporte des obligations juridiques concernant les personnes en situation d’handicap ;

II- A l’endroit de l’ANE :

-Amender le code électoral pour permettre une participation pleine et entière des sourds muets ;

III- A l’endroit des Partenaires :

-Accompagner les sourd muets

dans le processus électoral.

 

                

 

 Au rendez-vous des expériences vécues par les jeunes eux- mêmes.
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